Animal Kinhood Animaux sauvages Vulnérable
12 min de lecture 9 chapitres Live · Liwonde
Portrait de face de Limbani, un jeune hippopotame mâle au museau large et aux petits yeux à la paupière rosée, les oreilles rondes de part et d'autre de la tête. Il porte un bob violet à calotte en toile écrue et au bord élimé, un sweat à capuche violet à fermeture éclair, une chemise blanche à col boutonné en dessous et une grosse chaîne à maillons dorés. Fond uni vert céladon. AK · 34 S 15°04′ E 35°14′ Limbani Liwonde, MW PHOTO ©YP · 2026
Animal Kinhood · Animaux sauvages Nº 34 / 34 Épisode · Limbani
Hippopotamus amphibius

Limbani.

Hippopotame

À deux heures de l'après-midi, ne me cherche pas : je suis dans l'eau.
Ajoute-le à ton Kinhood.Fait déjà partie de ton Kinhood.
Biographie · Bloc 01 sur 03 Hippopotame
Chaps · I–II–III

Là où est la bonne.

I
CHAP · 01 / 09

Il passe devant chaque nuit

Quand le soleil cesse de taper, il sort du chenal, se sèche en marchant et prend le panier. De l'appentis au pied du talus descend un sentier de terre en deux volées, et à mi-descente, en haut à droite, il y a le piquet.

Ce piquet, c'est lui qui l'a planté. À l'époque il marquait où passait le bord du talus et servait à se rappeler jusqu'où on pouvait creuser. Aujourd'hui le bord est arrivé jusqu'à lui. Il lui reste un mètre cinquante de terre devant, et ensuite l'air, et ensuite le fleuve.

Il passe par là toutes les nuits, le panier sur l'épaule, et le piquet est toujours où il l'a mis. Quand quelqu'un le lui montre, il répond qu'il le déplacera. Il le dit sans lever les yeux et continue de descendre. Voilà trois crues qu'il le dit.

En bas, au pied même du talus, l'argile sort grise et collante et se coupe à la houe comme du vieux fromage. Il la jette dans la fosse, se déchausse et la pétrit aux pieds. Il sait si elle a du sable avant qu'elle ne lui arrive à mi-mollet : si elle crisse, il l'écarte du pied sur le côté et va en chercher d'autre ; si elle s'ouvre quand il lève le pied, elle est à point.

Il remplit le moule, le renverse dans la rangée, donne un coup sec sur le côté pour la décoller et passe à la suivante. Deux cents, trois cents, ce qui sortira. Il finit quand il fait jour.

II
CHAP · 02 / 09

Plus haut, elle sort avec du sable

La bonne argile du tronçon est pile là, sur le bord qui s'effondre. Les deux faits n'en font qu'un, et sur la berge ça se sait et ça ne se dit pas : le bord du talus, personne ne le tient parce qu'il s'écroule, et c'est pour ça que c'est le seul endroit où peut creuser celui qui ne tient pas de tronçon. Un tronçon, c'est un seul qui le tient, et les autres y travaillent avec sa permission. Limbani travaille sur le bord.

Son père, lui, en tient un. Celui de trois coudes plus haut, où l'argile est de plus haute berge et sort avec du sable. Chez les siens, on n'appelle pas le père un père : on dit quel tronçon il tient. Ils se croisent dans l'eau toutes les quelques semaines, chacun à sa hauteur, et ils continuent. Limbani ne lui a jamais acheté d'argile. De là-haut il sort de la brique qui fend à la cuisson, et la fendue n'est pas payée.

Chaque année la rive recule un peu plus. On barre en amont, on pompe pour irriguer, on sème jusqu'au bord même de l'eau, et alors le talus perd sa racine et la crue l'emporte par morceaux. Sur le tronçon, ça porte un autre nom. On dit que cette année elle est venue forte.

Son coude à lui va bien et va vers le mieux. Passé la dernière bouée, quelques méandres plus bas, ça change : là-bas il y en a moins chaque année et il y a des histoires avec les potagers de la rive. Limbani connaît la différence et il la garde pour lui. Il dit qu'en bas c'est moche.

À quatre heures du matin, une barque à moteur passe avec une lumière au milieu du fleuve, lentement. Elle vient pour les canines, qui se vendent loin d'ici. Personne sur le tronçon ne s'étonne de la voir. Limbani la regarde passer depuis la rangée au soleil, le moule à la main, et il continue.

III
CHAP · 03 / 09

Un dimanche, à la masse

À seize ans, il a mesuré avec un roseau où le bord se trouvait l'année d'avant et ça lui a fait quatre pas. Il a gardé le roseau un temps, puis il l'a brûlé dans le four comme n'importe quel autre bois.

Le long du sentier qui monte à la butte, il y a un tas de briques noires et tordues, celles du centre du four, qui sonnent comme du verre quand elles s'entrechoquent. Il les met de côté là. Qui les monte, les monte.

À vingt-trois ans, il a planté le piquet. Un dimanche, avec la masse à casser les mottes, tout en haut, là où à l'époque il restait de la terre de reste devant. Cet après-midi-là, il n'a pas travaillé.

Voiceline · citation canonique du personnage Limbani · Hippopotame
Survolez pour mettre en pause
À deux heures de l'après-midi, ne me cherche pas : je suis dans l'eau. AK · 34 · Limbani · Liwonde 2025 À deux heures de l'après-midi, ne me cherche pas : je suis dans l'eau. Voiceline · Hippopotamus amphibius À deux heures de l'après-midi, ne me cherche pas : je suis dans l'eau. AK · 34 · Limbani · Liwonde 2025 À deux heures de l'après-midi, ne me cherche pas : je suis dans l'eau. AK · 34 · Limbani · Liwonde 2025 À deux heures de l'après-midi, ne me cherche pas : je suis dans l'eau. Voiceline · Hippopotamus amphibius À deux heures de l'après-midi, ne me cherche pas : je suis dans l'eau. AK · 34 · Limbani · Liwonde 2025
§ 04 · Objets Éditions ouvertes · du quotidien
10 pièces · Impression à la demande

Emporte Limbani à la maison.

Biographie · Bloc 02 sur 03 Racines
Chaps · IV–V–VI

On l'entend depuis l'autre rive.

IV
CHAP · 04 / 09

De onze heures à quatre heures, de la tête

Entre onze heures et quatre heures, il est dans le chenal, l'eau au ras du cou et la tête à fleur. Il entre en marchant et reste les pieds au fond ; s'il doit traverser le calme, il le traverse par en dessous, par bonds, jusqu'à retoucher le sol. Tout le tronçon passe devant et tout le tronçon le prend pour un fainéant. Lui, il laisse dire.

À ces heures-là, il répond de la tête. Sur le tronçon, personne ne le prend mal : les commissions, on les lui fait la nuit, ou on les fait à Tadala, qui a douze ans et les répète en entier. Avant de dire quoi que ce soit, il se passe le pouce sur la tranche de la main pour enlever la terre sèche. Il le fait qu'il ait de la boue ou qu'il l'ait propre, et aussi quand il vient de sortir de l'eau. Ça lui donne la seconde qu'il lui faut.

La nuit il parle, et on l'entend. Si quelqu'un lui fait remarquer que depuis l'autre rive on le comprend tout aussi clairement, il répond que c'est le coude, qu'il renvoie. Il le dit comme on explique pourquoi il pleut en janvier. Si on insiste, il dira que le fleuve est bas, ou que la nuit le chemin est silencieux et que le son voyage mieux. Il n'a jamais traversé pour vérifier. Il ne lui est pas non plus venu à l'idée qu'il y ait quoi que ce soit à vérifier.

V
CHAP · 05 / 09

Trois qui venaient d'en bas

Quand le four est cuit et encore chaud, l'esplanade devant se remplit. Quelqu'un frappe un bidon de la paume et en tire un rythme, et Limbani rappe par-dessus. Il commence dos au fleuve et finit face à lui. À ce moment-là il y a déjà des gens arrêtés en haut, sur le chemin, descendus voir ce qui se passait.

À vingt et un ans, trois qui venaient de plus bas se sont plantés devant lui. Ils ont demandé si c'était lui, celui de la voix. Ils l'avaient entendu raconter et ils l'ont reconnu dès qu'il a ouvert la bouche pour dire que oui. Ils sont restés toute la tournée, jusqu'à ce qu'elle s'épuise pour lui, et ensuite ils sont repartis à pied, de nuit.

Il ne se fait pas payer. On lui a proposé de l'argent pour venir s'y mettre quelque part et il a dit non et ça s'est arrêté là. Il ne se dit ni chanteur ni rappeur, et si quelqu'un l'appelle comme ça devant d'autres, il est mal à l'aise et change de sujet d'un coup de menton. Il dit que lui, il parle fort.

VI
CHAP · 06 / 09

Chisomo a payé la traversée

Sa sœur fait frire des mandasi à l'arrêt des minibus, du petit matin à midi. Une nuit, elle a payé la traversée de la barque, elle est passée seule et elle est revenue avant qu'il ait fini sa tournée.

Elle lui a dit une chose et c'est tout : qu'on l'entendait.

Lui a répondu ce qu'il répond sur le coude. Elle s'est mise à ranger les plateaux et n'a pas insisté. Depuis cette nuit-là, elle est toujours sur cette rive et le sujet n'est jamais revenu entre eux.

Cette nuit-là, avant d'enfourner la rangée, Limbani est resté à regarder en face. On voit peu de choses d'ici : une ligne de roseaux, une lumière isolée, l'eau au milieu. Il est resté comme ça un bon moment et il est revenu au moule.

Tadala connaît par cœur ce qu'il dit sur l'esplanade, mais avec des mots qui sont d'autres mots. Elle les chante dans la cour pendant qu'elle compte la rangée au soleil. Lui l'entend depuis la fosse et continue de pétrir.

Biographie · Bloc 03 sur 03 Métier
Chaps · VII–VIII–IX

Ce qu'il ne prête pas.

VII
CHAP · 07 / 09

Les piles se sont épuisées

À l'arrêt des minibus, entre les étals, il y a des gens qui vendent des clés USB. Deux mille kwacha pièce, avec deux cents chansons dedans, copiées depuis un ordinateur que personne n'a jamais vu. La sienne, il l'a achetée gamin et c'est la seule qu'il ait eue. Presque tout ce qu'il y a là-dedans vient de Blantyre et presque tout est en chichewa.

Le chichewa, il le tient de l'école et de la radio, et à Machinga ce n'est pas la langue de toutes les maisons. Sur l'esplanade, on le comprend quand même. Il rappe en chichewa parce que c'est là-dedans qu'on rappe, et si on lui demandait pourquoi il ne saurait pas répondre.

La première fois qu'il s'y est mis, c'était pour dépanner. Quelqu'un avait monté une radio sur l'esplanade et au milieu de la nuit les piles se sont épuisées. Le trou est resté. Limbani a continué tout seul, à rapper sans musique, jusqu'à ce que ça s'épuise pour lui. Personne ne lui a dit d'arrêter et personne ne lui a rien dit à la fin. Il avait quatorze ans et il le raconte comme ça, comme s'il avait bouché une fuite.

Les vers, il se les change d'une nuit à l'autre et il ne les a notés nulle part. On lui a dit plus d'une fois que ça se fait en ville, à Zomba ou à Blantyre, avec des gens de l'université devant et d'autres qui attendent leur tour pour lui répondre. Il dit oui de la tête. Il n'est pas descendu.

Entre deux tournées, il mange debout, appuyé au bidon coupé qu'il a dans l'appentis. Il mange une quantité qui fait peur, toujours la même chose et toujours de nuit. Sur le tronçon, on met ça sur le compte du travail.

Sa mère lave le linge des autres dans le chenal, à trente mètres de là où il dort, et l'étend sur l'herbe de la rive. Ils se voient tous les jours de l'année. S'asseoir pour parler, d'aussi loin que l'un ou l'autre s'en souvienne, jamais. Elle lui laisse l'assiette couverte par terre dans la cour, contre le mur, avant d'aller se coucher ; il entre au petit matin, mange dans le noir et la laisse au même endroit, retournée. Ça fait des années que ça dure. La seule chose qu'elle lui dise de la voix, c'est qu'il baisse, qu'il y a des gens qui dorment.

VIII
CHAP · 08 / 09

Les quatre faces du tas

L'acheteur arrive avec sa camionnette juste avant midi, qui est la pire heure. Limbani l'entend venir sur le chemin un bon moment avant qu'on voie quoi que ce soit, depuis l'eau, de dos, les oreilles à fleur. Il sort ruisselant, compte avec lui les faces du tas, se fait payer et se remet à l'eau avant qu'il ne démarre. Les épaules et la nuque lui brillent orangé des heures au soleil sur l'argile. Il dit que c'est la poussière de la terre, et sur le tronçon ça s'accepte, parce que ça arrive à tout le monde.

Un tas se compte par l'extérieur. Quatre faces de brique entière, bien alignées, et le prix sort de là. Les fendues vont au centre, là où personne ne regarde.

Une fois il est tombé sur un acheteur qui, au lieu de compter les faces, a défait la pile par le milieu. Il a trouvé les fendues, lui a payé la moitié du millier et l'a emporté quand même. Limbani n'a pas discuté. Au tas suivant, il a fait exactement la même chose.

Ce qui l'empêche vraiment de dormir, c'est qu'on lui refuse une fournée entière et qu'il doive repartir de zéro avec le four froid. Ça non plus, il ne le dit pas comme ça. Il le dit en recomptant les briques qu'il a déjà mises dans la rangée au soleil, à la dernière heure, alors qu'il les a déjà comptées.

IX
CHAP · 09 / 09

D'un doigt plus long

Le moule, il se l'est fait lui-même avec une scie empruntée et une planche de cageot à tomates. Il lui est venu d'un doigt plus long que les moules courants et c'est resté comme ça. Ses briques se reconnaissent au premier coup d'œil : à Liwonde il y a des murs où, depuis la rue, on distingue quelle assise est la sienne.

Pour chaque millier, il tire moins de terre utile que n'importe qui d'autre sur le tronçon. Il en a d'autres accrochés à un clou, neufs, et il continue avec le même. Si quelqu'un lui suggère de le couper, la conversation s'arrête. Il ne le prête pas non plus.

L'appentis est une carcasse de perches et de tôle collée au four. Dedans il y a une natte, une planche en guise d'étagère et le bidon. Comme cale de porte, il se sert de la première brique qu'il a moulée, gamin, avec un coin mangé ; celui qui trébuche dessus la pousse de là, et ensuite quelqu'un la remet.

Il laisse la chaîne enroulée dans le bob, sur la planche, avant d'entrer dans l'eau. Personne n'y a jamais touché. Le sweat, cette année, ne lui ferme qu'à mi-hauteur et il en reste là, et c'est le même sweat que l'an dernier ; il l'a dit une fois, la fermeture à moitié remontée, sur le ton de la tuile, et depuis il le laisse comme ça.

À la tombée du soir, il sort du chenal, se sèche en marchant et monte à l'appentis. Il cale le moule sous le bras, passe devant le piquet et descend chercher le premier panier.

§ 07 · Fiche d’espèce Hippopotamus amphibius

À propos du hippopotame.

Classification
  1. Animalia
  2. Chordata
  3. MammaliaMammifères
  4. Artiodactyla
  5. Hippopotamidae
Hippopotamus amphibius
Hippopotame (Hippopotamus amphibius) dans la nature
L’animal réel · Hippopotamus amphibius Foto: Jonathan Göhner (@jochieng1) / Unsplash (Unsplash License)
Habitat
Fleuves, lacs et marais d'eau douce d'Afrique subsaharienne, toujours avec assez de fond pour s'immerger complètement et avec des pâturages près de la rive. Au Malawi, ses enclaves principales sont le fleuve Shire à son passage par le parc national de Liwonde, où se concentrent plus de deux mille individus, et les rives peu profondes du lac Malawi.
Régime
Herbivore strictement terrestre bien qu'il vive dans l'eau. Il broute entre 35 et 40 kg d'herbe chaque nuit avec des lèvres larges, pouvant atteindre 50 cm, qui arrachent la végétation au ras du sol, et il parcourt pour cela jusqu'à dix kilomètres à l'intérieur des terres. Il ne se nourrit ni de plantes aquatiques ni de poissons.
Longévité
Entre quarante et cinquante ans en liberté. En captivité, des cas allant jusqu'à soixante et un ans ont été documentés.
Poids
Les mâles adultes pèsent entre 1 500 et 3 200 kg et les femelles entre 1 300 et 2 000 kg. Les mâles continuent de grandir toute leur vie, de sorte que la différence de taille s'accentue avec l'âge. C'est le troisième mammifère terrestre le plus lourd, après l'éléphant et le rhinocéros blanc.
Adaptation
La peau nue sécrète un fluide qui passe d'incolore à rouge ou orangé au contact de l'air, la fameuse « sueur de sang », formée de deux pigments, l'acide hipposudorique et l'acide norhipposudorique, qui fonctionnent à la fois comme filtre solaire et comme antibiotique naturel sur une peau qui n'a pas de poils pour la protéger.
Record
Donna, femelle du zoo de Mesker Park à Evansville (Indiana, États-Unis), a vécu soixante et un ans, de 1955 à 2012: le record de longévité le plus élevé connu pour l'espèce.

Statut de conservation

Mondial (UICN)
Vulnérable
Là où il vit
À Liwonde, la population est considérée comme stable et en récupération depuis qu'African Parks a pris la cogestion du parc en 2015, renversant des années de braconnage intense. Hors des limites du parc, le tableau est l'inverse et la friction avec les communautés de la rive persiste, de sorte que deux portions contiguës du même fleuve peuvent aller dans des directions opposées.
Population
Entre 115 000 et 130 000 individus matures à l'échelle mondiale, selon la dernière évaluation agrégée de l'UICN, avec une tendance décroissante. Au Malawi, la portion du fleuve Shire à l'intérieur du parc national de Liwonde abrite plus de deux mille individus, l'une des plus fortes densités d'hippopotames du continent.

Principales menaces

  1. Perte et fragmentation de l'habitat fluvial par les barrages, le prélèvement d'eau et l'avancée agricole sur les rives.
  2. Braconnage pour la viande et pour les canines en ivoire, utilisées comme substitut illégal de l'ivoire d'éléphant.
  3. Frictions avec les communautés riveraines · incidents avec les pêcheurs et avec quiconque accède à l'eau, et abattages de représailles après des dégâts aux cultures.
  4. Sécheresses prolongées liées au changement climatique, qui ont provoqué des mortalités massives dans des populations d'autres régions d'Afrique de l'Est ces dernières années.
Il n'existe pas de plan mondial de rétablissement assorti d'objectifs de population, mais il y a bien des cas locaux qui fonctionnent et qu'on peut montrer du doigt. Celui du Shire à Liwonde en fait partie : cogestion effective du parc depuis 2015, surveillance directe sur l'eau et travail avec les communautés de la rive pour réduire la friction. Hors du parc, c'est exactement cela qui manque, et là la courbe continue de descendre.

Le savais- tu…?

01
Ils se reconnaissent à la voix avant de se reconnaître au visage

L'appel le plus sonore de l'hippopotame, le wheeze honk, voyage à la fois dans l'air et sous l'eau, de sorte qu'un même cri atteint ceux qui sont dehors et ceux qui sont immergés. Une étude publiée dans Current Biology en 2022, menée dans la Réserve spéciale de Maputo, au Mozambique, a démontré qu'ils distinguent la voix des voisins de leur propre groupe de celle d'un groupe contigu et de celle d'un parfait inconnu, et qu'ils répondent différemment à chacune.

02
Il fabrique sa propre crème solaire

La peau de l'hippopotame sécrète un fluide qui commence incolore et devient rouge ou orangé au contact de l'air. Ce sont l'acide hipposudorique et l'acide norhipposudorique, deux pigments identifiés en 2004 qui bloquent le rayonnement ultraviolet et agissent comme antibiotique naturel sur une peau dépourvue de poils protecteurs. D'où le nom populaire de « sueur de sang ».

03
Il ne flotte pas · il marche au fond du fleuve

Bien qu'il passe la journée dans l'eau, l'hippopotame est trop dense pour flotter. Il ne nage pas : il marche ou avance par bonds sur le lit en s'appuyant sur ses pattes, dans des courses mesurées autour de 8 km/h sous la surface. Yeux, oreilles et narines sont alignés en haut du crâne, comme un périscope, et les narines et les oreilles se ferment à l'immersion.

04
Le jour dans le fleuve, la nuit au pâturage

Il passe les heures de lumière immergé ou semi-immergé pour réguler sa température, et il sort brouter en solitaire dès que la nuit tombe. Il parcourt jusqu'à dix kilomètres à l'intérieur des terres par des sentes qu'il répète nuit après nuit et qui finissent marquées dans le paysage comme de véritables chemins ouverts.

05
Territorial dans l'eau, tranquille à terre

Dans l'eau, les mâles dominants défendent une portion de fleuve ou de rive face aux autres mâles, et les groupes, de dix à quinze individus, maintiennent une hiérarchie stricte. Cette territorialité disparaît dès qu'ils sortent : la nuit, des individus de groupes différents broutent les uns à côté des autres sans conflit.

06
Mvuu, le nom qui donne son nom au fleuve

En chichewa, la langue qu'on parle au Malawi, l'hippopotame s'appelle mvuu, et le nom est si ancré dans la culture du fleuve Shire que l'un des campements les plus connus du parc national de Liwonde s'appelle Mvuu Camp. Cette portion du Shire à l'intérieur du parc abrite plus de deux mille individus recensés, l'une des plus fortes densités d'Afrique.

Questions fréquentes

Où vit l'hippopotame ?
Dans les fleuves, les lacs et les marais d'eau douce d'Afrique subsaharienne, toujours là où il y a assez de fond pour s'immerger complètement et des pâturages près de la rive. Au Malawi, ses enclaves principales sont le fleuve Shire à son passage par le parc national de Liwonde, avec plus de deux mille individus recensés, et les rives peu profondes du lac Malawi.
Pourquoi dit-on que l'hippopotame transpire du sang ?
Parce que sa peau sécrète un fluide qui sort incolore et devient rouge ou orangé au contact de l'air. Ce n'est ni du sang ni de la sueur. Ce sont deux pigments, l'acide hipposudorique et l'acide norhipposudorique, identifiés en 2004, qui bloquent le rayonnement ultraviolet et agissent comme antibiotique naturel sur une peau sans poils.
L'hippopotame nage-t-il ?
Non. Il est trop dense pour flotter : il marche au fond du fleuve ou avance par bonds en s'appuyant sur ses pattes, dans des courses mesurées autour de 8 km/h sous la surface. Ses yeux, ses oreilles et ses narines sont alignés en haut du crâne, et les narines et les oreilles se ferment quand il s'immerge.
Que mange l'hippopotame ?
De l'herbe, et uniquement à terre. C'est un herbivore strictement terrestre bien qu'il vive dans l'eau. Il sort à la tombée de la nuit et broute entre 35 et 40 kg d'herbe avec des lèvres pouvant atteindre 50 cm qui l'arrachent au ras du sol, en parcourant jusqu'à dix kilomètres à l'intérieur des terres. Il ne mange ni plantes aquatiques ni poissons.
Est-il vrai qu'ils se reconnaissent à la voix ?
Oui. Leur appel le plus sonore voyage à la fois dans l'air et sous l'eau, et une étude publiée dans Current Biology en 2022, menée dans la Réserve spéciale de Maputo, au Mozambique, a démontré qu'ils distinguent la voix des voisins de leur propre groupe de celle d'un groupe contigu et de celle d'un inconnu, et qu'ils réagissent différemment à chacune.
Est-il en danger d'extinction ?
Il est classé Vulnérable sur la Liste rouge de l'UICN, avec une tendance décroissante et une estimation comprise entre 115 000 et 130 000 individus matures. Le tableau change beaucoup d'un endroit à l'autre : dans le Shire, à l'intérieur du parc national de Liwonde, la population est considérée comme stable et en récupération depuis qu'African Parks en a pris la cogestion en 2015, tandis qu'hors des limites du parc la pression reste la même.
§ 08 · Conservation trois programmes · vérifiés
Hippopotame

Aide à protéger cette espèce.

Chaque achat aide, mais un don direct fait plus. Trois ONG avec des programmes spécifiques vérifiés pour cette espèce.

Nº 01 / 03

WESM.

Wildlife and Environmental Society of Malawi

Organisation malawienne forte de plus de soixante-quinze ans d'histoire, avec une structure décentralisée en neuf antennes et un réseau de clubs scolaires consacré à la conservation de la biodiversité et des zones humides du pays, y compris le bassin du Shire où vit Limbani.

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Nº 02 / 03

LWT.

Lilongwe Wildlife Trust

Organisation basée au Malawi, centrée sur le sauvetage de la faune sauvage, la poursuite judiciaire des délits contre les espèces protégées, avec un taux de condamnation de 95 %, et la conservation d'un habitat sain dans tout le pays.

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Nº 03 / 03

African Parks.

African Parks Network

Gère le parc national de Liwonde aux côtés du Département des parcs nationaux et de la faune du Malawi depuis 2015, y compris la surveillance directe de la population d'hippopotames du fleuve Shire et le travail visant à réduire les frictions avec les communautés riveraines. C'est l'organisation qui opère sur la portion exacte où vit Limbani.

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Animal Kinhood · 34 personnages

Trente-quatre noms. Trente-quatre histoires. Trente-quatre personnalités. Un même projet.

Catalogue complet · Drop 01 — Q3 2026 Explorer Animal Kinhood